Souveraineté minière et industrielle
Le Burkina Faso reprend le contrôle de ses richesses. La nationalisation des mines d'or étrangères est en cours. Le nouveau code minier, adopté en juillet 2024, relève la participation gratuite de l'État de dix à quinze pour cent. Les revenus miniers financent désormais directement le développement national. Au premier trimestre 2025, plus de onze tonnes d'or sont collectées par les entités étatiques — un niveau sans précédent pour ce quatrième producteur d'or du continent africain.
En parallèle, le tissu industriel se construit. Une usine de transformation de tomates d'une capacité de cinq tonnes par heure a été inaugurée en décembre 2024. Un centre national de soutien à la transformation artisanale du coton est opérationnel. Un nouvel aéroport est en construction.
Ce ne sont pas des promesses. Ce sont des infrastructures physiques, vérifiables, en fonctionnement.
Croissance autofinancée
Ce qui distingue la trajectoire burkinabè, c'est la méthode de financement. L'or nationalisé finance le développement. Les investissements agricoles sont massifs. Le budget est autofinancé. Le PIB national passe de 18,8 à 22,1 milliards de dollars. Les projections de croissance s'établissent à huit pour cent par an en moyenne entre 2025 et 2043. L'objectif de réduction de la pauvreté monétaire est fixé à 2,6 pour cent de la population.
Le pays refuse de s'endetter auprès des institutions qui ont conditionné leurs prêts à des décennies de politiques structurelles sans résultats perceptibles pour les populations. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale n'interviennent plus. Le Burkina Faso finance son développement avec ses propres ressources.
Technologie et souveraineté numérique
Le Burkina Faso investit dans la souveraineté numérique et la modernisation de ses services. L'Alliance des États du Sahel, cofondée avec le Mali et le Niger, inclut des projets d'infrastructure partagée — routes, pipelines, réseaux électriques connectant les trois territoires. Le pays construit les bases d'une autonomie technologique qui ne dépend plus de partenaires extérieurs.
Alliance des États du Sahel
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont quitté la CEDEAO pour fonder l'Alliance des États du Sahel. Cette alliance n'est pas symbolique. Elle matérialise une infrastructure commune : routes transfrontalières, coopération sécuritaire, partage de ressources. Trois pays qui choisissent de construire ensemble plutôt que d'attendre que d'autres construisent pour eux.
Ce que la presse ne dit pas
La presse internationale concentre sa couverture du Burkina Faso sur la forme du pouvoir. Les éditoriaux occidentaux multiplient les analyses institutionnelles.
Mais cette même presse ne dit presque rien sur les onze tonnes d'or collectées au premier trimestre 2025. Presque rien sur le PIB passé de 18,8 à 22,1 milliards de dollars. Presque rien sur l'usine de tomates qui emploie des Burkinabè. Presque rien sur le refus des prêts internationaux et le financement autonome du développement. Presque rien sur la croissance projetée à huit pour cent.
Le projet SMATFLOW s'intéresse aux réalisations sociales, éducatives, économiques et technologiques. Ce sont elles qui changent la vie des citoyens. Ce sont elles que les collectes d'opinion mesurent. Et ce sont les citoyens eux-mêmes qui évaluent si leur vie s'améliore — pas les commentateurs extérieurs.