Les résultats de la campagne bilan concret agrègent les évaluations citoyennes pour chacun des dix domaines de vie. Chaque domaine reçoit une répartition : nettement amélioré, un peu amélioré, inchangé, dégradé, ne sais pas.
Une mesure du changement perçu
Le Burkina Faso traverse une période de transformation rapide. Les mines d'or sont nationalisées. Le PIB augmente. Des usines sont inaugurées. Le budget est autofinancé. Mais la question n'est pas de savoir si les indicateurs macroéconomiques progressent. La question est de savoir si les citoyens perçoivent cette progression dans leur vie quotidienne.
C'est exactement ce que cette campagne mesure. Un citoyen de Ouagadougou n'a pas la même perception qu'un citoyen de Djibo. Un commerçant ne vit pas la même réalité qu'un agriculteur. La granularité territoriale et socio-professionnelle du dispositif capture ces nuances.
Domaine par domaine
Pour chaque domaine — emploi, logement, pouvoir d'achat, santé, éducation, eau et électricité, sécurité, circulation, justice, entrepreneuriat — les résultats montrent la répartition réelle des perceptions. Pas celle que les partisans revendiquent. Pas celle que les critiques supposent. Celle que les citoyens déclarent.
Les faits macroéconomiques sont incontestables : le PIB est passé de 18,8 à 22,1 milliards de dollars, onze tonnes d'or ont été collectées au premier trimestre 2025, des infrastructures industrielles sont en fonctionnement. Mais la perception citoyenne est la seule mesure qui compte pour évaluer si ces résultats atteignent réellement la population.
Un diagnostic différencié
Les résultats ne sont pas monolithiques. Certains domaines montrent une amélioration perçue par une large majorité. D'autres montrent des résultats plus nuancés. Le dispositif ne lisse pas les données — il les publie telles qu'elles sont, territoire par territoire.
Ce diagnostic est un outil. Il permet aux citoyens de se voir collectivement. Il permet aux institutions de comprendre ce qui fonctionne et ce qui reste à construire. Il appartient aux Burkinabè qui le produisent.