Les résultats de la campagne priorités de vie agrègent les évaluations de chaque citoyen participant. Chaque item — des dix besoins concrets de la vie quotidienne aux cinq débats spécifiques au contexte burkinabè — est classé selon les notes attribuées par les citoyens.
Dix besoins concrets
Le classement révèle ce que les Burkinabè considèrent comme leurs priorités absolues. Emploi, logement, pouvoir d'achat, santé, éducation, eau et électricité, sécurité, circulation, justice, entrepreneuriat — chacun noté de un à cinq. L'ordre qui en résulte n'est pas celui des experts ni celui des éditorialistes. C'est celui des citoyens.
Les données sont publiées territoire par territoire. Ce qui est prioritaire à Ouagadougou ne l'est pas nécessairement à Bobo-Dioulasso. Ce qui est urgent dans les zones rurales du Sahel ne l'est pas nécessairement dans les centres urbains. La granularité territoriale est la force du dispositif.
Cinq débats burkinabè
Les cinq débats spécifiques au contexte burkinabè — le retour aux élections, la souveraineté militaire, la suspension des partis politiques, les relations avec la France et l'Occident, l'Alliance des États du Sahel — sont évalués avec la même rigueur.
Le dispositif ne hiérarchise pas les positions. Un citoyen qui considère le retour aux élections comme une priorité absolue est entendu avec la même légitimité qu'un citoyen qui considère que les résultats concrets priment sur la forme du pouvoir. Les données montrent la répartition réelle des positions. Pas celle que les commentateurs imaginent.
Un diagnostic citoyen
Le résultat final est un diagnostic que personne ne peut contester. Il n'émane ni d'un parti, ni d'un gouvernement, ni d'un média, ni d'une organisation internationale. Il émane des citoyens burkinabè eux-mêmes. Chaque réponse est signée, territorialisée, traçable.
Le Burkina Faso est en train de se construire. Les Burkinabè le savent mieux que quiconque. Les données montrent ce qu'ils vivent. Pas ce que des éditorialistes étrangers pensent qu'ils devraient vivre.