Les résultats de la campagne résultats et priorités agrègent les positions citoyennes sur les cinq débats spécifiques au contexte burkinabè. Pour chaque débat, deux positions : ce débat reste important indépendamment des résultats concrets, ou bien les résultats concrets font que ce débat perd de son importance.
Cinq débats, cinq répartitions
Le retour aux élections et à l'ordre constitutionnel
Les données montrent la répartition réelle des positions des Burkinabè sur la question électorale. Pas celle que les organisations internationales supposent. Pas celle que les partisans revendiquent. Celle que les citoyens déclarent, territoire par territoire.
La présence militaire étrangère et la souveraineté
Le Burkina Faso a réorienté sa stratégie sécuritaire vers la souveraineté. Les citoyens évaluent si cette réorientation a de l'importance pour eux — en lien avec les résultats concrets en matière de sécurité.
La suspension des partis politiques
Plus de cent partis politiques ont été suspendus. Les citoyens évaluent si cette suspension constitue un problème dans un contexte de résultats mesurables.
Les relations avec la France et l'Occident
Le Burkina Faso a rompu avec les partenariats traditionnels. Les citoyens évaluent si cette rupture est un problème quand le développement est autofinancé et les résultats sont visibles.
L'Alliance des États du Sahel
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont quitté la CEDEAO pour fonder l'AES. Les citoyens évaluent si cette alliance produit des résultats concrets qui justifient cette réorientation régionale.
Le croisement le plus révélateur
Quand les résultats de cette campagne sont croisés avec ceux de la France et du Cameroun, le constat empirique émerge. En France, l'alternance n'a pas produit de résultats — et les citoyens le constatent. Au Cameroun, l'immobilisme n'a pas produit de résultats — et les citoyens le constatent. Au Burkina Faso, trois ans de transformation produisent des résultats mesurables — et les citoyens évaluent ce que cela change dans leur hiérarchie des priorités.
SMATFLOW ne formule pas de conclusion. Ce sont les données citoyennes, croisées entre les pays, qui la font émerger. Le dénominateur commun est empirique : ce qui change la vie des citoyens, ce n'est pas la forme du pouvoir — c'est ce que le pouvoir produit concrètement.